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Commémoration abolition de l’esclavage 10 mai Culture et Interculturalité Egalité des droits et Citoyenneté Histoire & Mémoire

Devoir de mémoire à Lyon, échanges SOPE 2025 avec Africa50

Devoir de mémoire à Lyon — c’est ainsi que nous, membres d’Africa50 Lyon, avons vécu notre rendez-vous à la maison SOPE en ce printemps 2025. Cet espace dédié à la réflexion et au dialogue nous a accueillis pour un moment d’échanges profonds autour de la mémoire, de l’histoire coloniale et des responsabilités collectives que nous portons en tant que communauté africaine et afro-descendante installée dans la métropole lyonnaise. Ce retour d’expérience vous emmène au cœur de cette soirée où transmission, justice et mémoire se sont mêlées pour construire ensemble les chemins de demain.

Pourquoi la maison SOPE est-elle un lieu essentiel pour la mémoire à Lyon ?

La maison SOPE représente bien plus qu’un simple lieu de rencontre dans le paysage associatif lyonnais. Espace de résistance culturelle et de reconnexion aux récits oubliés, elle incarne cette volonté de faire vivre l’histoire au-delà des silences officiels. Pour Africa50 Lyon, s’y rendre c’était naturellement prolonger notre engagement constant pour la Journée nationale des mémoires de la traite, de l’esclavage et de leurs abolitions que nous portons chaque année dans notre territoire rhônalpin.

Nous avons découvert un lieu où les murs eux-mêmes semblent retenir les échos des luttes passées. La Maison SOPE accueille régulièrement des collectifs, des chercheurs et des artistes qui œuvrent à la restitution mémoirelle — cette démarche active de rendre visible ce que l’histoire coloniale a tenté d’effacer. Dans ce cadre, notre association a trouvé un terrain fertile pour déployer son ambition : tisser des ponts entre les générations et les continents depuis Lyon.

Un cadre propice aux récits intimes et collectifs

L’atmosphère de la soirée oscillait entre gravité nécessaire et chaleur humaine. Les participants — historiens, militants, artistes et simples citoyens concernés — ont partagé des récits familiaux, des archives personnelles et des questionnements sur la place des mémoires dans la cité. Cette diversité des voix a enrichi notre compréhension collective et a confirmé que le devoir de mémoire ne saurait se réduire à une commémoration ponctuelle.

Quels échanges ont structuré cette soirée de mémoire ?

Le fil conducteur de la soirée, « devoir de mémoire », nous a entraînés vers des terrains parfois abrupts mais toujours nécessaires. Les discussions ont pris appui sur des événements marquants de l’histoire coloniale française, en particulier ceux touchant les populations africaines et afro-descendantes, pour interroger leur résonance dans le présent lyonnais.

La transmission intergénérationnelle au cœur des débats

Une préoccupation majeure a émergé : comment transmettre ces mémoires douloureuses sans les figer dans le trauma ? Les échanges ont exploré des pistes concrètes — pédagogie scolaire, actions culturelles, témoignages filmés — que nous réfléchissons désormais à intégrer dans notre programmation à Africa50 Lyon. La question n’est plus seulement de se souvenir, mais de transformer ce souvenir en levier d’émancipation.

Les silences de l’histoire et leurs effets contemporains

Plusieurs interventions ont mis en lumière les zones d’ombre persistantes dans l’enseignement de l’histoire coloniale en France. La traite négrière, l’esclavage, la colonisation mais aussi les résistances et les abolitions demeurent des chapitres trop souvent escamotés ou minimisés. Cette constatation renforce notre détermination à agir localement, dans la région Auvergne-Rhône-Alpes, pour combler ces lacunes par l’initiative citoyenne.

Comment Africa50 Lyon transforme ces échanges en actions concrètes ?

Ce temps fort à la maison SOPE n’a pas été qu’une pause réflexive. Pour notre association, il constitue un jalon supplémentaire dans une trajectoire engagée que nous poursuivons depuis des années à Lyon et au-delà. Nous sortons de ces échanges avec des orientations renforcées et des partenariats consolidés.

L’intégration des réflexions dans notre calendrier annuel

Les thèmes abordés nourriront directement nos prochaines actions de mémoire. Notre calendrier 2025 s’enrichit de nouvelles perspectives, notamment autour de la justice réparatoire et de la décolonisation des imaginaires — deux axes que nous souhaitons développer dans nos événements publics et nos interventions en milieu scolaire sur la métropole.

Renforcer le réseau mémoriel rhônalpin

Cette soirée nous a également permis de tisser des liens plus soutenus avec d’autres acteurs du champ mémoriel. La force du collectif réside dans cette capacité à fédérer : associations culturelles, institutions académiques, collectifs d’artistes et structures de médiation sociale. Africa50 Lyon entend bien jouer son rôle de catalyseur dans cet écosystème en pleine maturation.

Prolonger le devoir de mémoire au quotidien

Retourner à la maison SOPE nous a rappelé une vérité essentielle : la mémoire se construit dans la durée, pas dans l’urgence commémorative. Chaque jour offre des occasions de rappeler, d’expliquer, de transmettre. Que ce soit à travers nos actions culturelles, nos publications ou simplement nos conversations au sein de la communauté, nous portons cette responsabilité collective.

Pour 2025 et les années à venir, Africa50 Lyon affirme sa volonté de faire de la mémoire un vecteur de cohésion sociale et de transformation politique. Le devoir de mémoire, loin d’être un poids du passé, devient ainsi une ressource pour penser notre présent et préparer l’avenir. Nous invitons tous ceux qui partagent cette conviction à nous rejoindre dans nos prochains rendez-vous, sur notre site et dans nos actions de terrain.

« Seul(e), on va vite, ensemble, on va loin »

 

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