Chaque enfant a des droits. Chaque jeune mérite un avenir. Aux côtés de Malik, 16 ans, découvrez comment la protection, l’accompagnement et l’inclusion peuvent changer le parcours d’un jeune privé de la protection de sa famille. Une aventure interactive gratuite et sans inscription, dès 11 ans environ : en autonomie, en famille ou en classe.
Quatre étapes, un chemin
- Protéger : être en sécurité est un droit.
- Reconnaître les signaux d’alerte : une aide ne doit jamais servir à contrôler un jeune.
- Accompagner : donner des repères et des possibilités.
- Inclure : trouver sa place, construire son avenir.
Protéger leur présent. Accompagner leur parcours. Inclure leur avenir.
L’aventure s’appuie sur la Convention internationale des droits de l’enfant. Elle ne pose aucune question sur le vécu de celui ou celle qui la parcourt et ne collecte aucune donnée : seule l’étape atteinte est gardée sur l’appareil, pour pouvoir reprendre plus tard. Elle se pilote au doigt, à la souris ou au clavier ; le son est facultatif, et la voix d’Amani lit les textes affichés à l’écran.
Pour aller plus loin : comprendre et agir
Cet espace s’adresse aux parents, aux bénévoles, aux enseignants, aux travailleurs sociaux, aux associations et à toute personne qui veut agir. Les repères pédagogiques généraux y sont distingués des informations juridiques, vérifiées en octobre 2026.
Les mots pour le dire
- Enfant séparé : un enfant qui ne vit plus avec ses parents, ou avec la personne qui s’occupait de lui, mais que d’autres membres de sa famille peuvent prendre en charge.
- Mineur isolé : un jeune de moins de 18 ans dont aucun adulte responsable ne prend soin au quotidien.
- Mineur non accompagné (MNA), autrefois « mineur isolé étranger » : en France, un enfant étranger présent sur le territoire sans être accompagné d’un parent titulaire de l’autorité parentale ou d’un représentant légal.
Ces mots décrivent une situation, jamais une personne. Ne pas avoir ses parents près de soi ne signifie pas que toutes les situations se ressemblent : chacune s’évalue au cas par cas, avec le jeune. Et son statut administratif ne détermine pas, à lui seul, ses besoins ni ses droits fondamentaux : un enfant est d’abord un enfant.
Les principes de la protection de l’enfance
La Convention internationale des droits de l’enfant (ONU, 1989), ratifiée par la France, pose des principes qui valent pour tous les enfants, quelle que soit leur nationalité :
- l’intérêt supérieur de l’enfant guide toutes les décisions qui le concernent (article 3) ;
- aucun enfant ne doit être discriminé (article 2) ;
- l’enfant a le droit d’exprimer son opinion sur les questions qui le concernent, et d’être entendu (article 12) ;
- un enfant privé de son milieu familial a droit à une protection et à une aide spéciales de l’État (article 20) ;
- il doit être protégé contre toute forme de violence (article 19), contre l’exploitation économique et sexuelle et contre la traite (articles 32 à 36) ;
- il a droit à la santé (article 24), à l’éducation (article 28), au repos, aux loisirs et à la vie culturelle (article 31).
Repérer des signes possibles d’exploitation
Certains éléments doivent alerter, surtout lorsqu’ils se cumulent :
- une pression pour accepter rapidement une proposition ;
- un secret imposé ;
- la confiscation des papiers d’identité ;
- des menaces ;
- une dette imposée, ou impossible à rembourser ;
- le contrôle des déplacements ;
- la demande de services sexuels en échange d’une aide ;
- un isolement volontairement entretenu par une personne.
Ces signaux s’apprécient dans leur contexte : une proposition d’aide, de travail ou de voyage n’est pas suspecte en soi. Repérer les dangers n’est jamais la responsabilité du jeune seul : c’est aux adultes qui l’entourent d’être attentifs. Si vous soupçonnez une exploitation, ne confrontez pas vous-même la personne en cause : alertez les professionnels compétents.
Écouter un enfant, sans mener d’interrogatoire
- Écoutez calmement, sans juger. Croyez ce qu’il vous dit.
- Laissez-le parler à son rythme, avec ses mots, dans une langue qu’il maîtrise (avec un interprète professionnel si besoin). Ne posez pas de questions qui suggèrent une réponse, et ne lui demandez pas de raconter tout son parcours.
- Ne promettez pas de garder le secret : expliquez-lui que vous allez demander l’aide de professionnels pour le protéger.
- Rassurez-le : ce qui lui arrive n’est pas sa faute, et il a eu raison de parler. Remerciez-le de sa confiance.
- Notez ensuite ses mots exacts, la date et les faits, sans les interpréter.
Bénévoles : ce que vous pouvez faire, ce qui revient aux professionnels
Les bénévoles et les associations jouent un rôle précieux : accueillir, écouter, orienter, proposer des cours de français, de l’aide aux devoirs, du sport ou des activités culturelles, créer du lien. Ils complètent l’action des services publics et des professionnels spécialisés ; ils ne les remplacent pas.
- N’évaluez pas vous-même l’âge ni la situation d’un jeune : cette évaluation relève des services compétents.
- Ne gardez jamais ses papiers, et ne lui promettez pas une issue (un hébergement, des papiers, une décision) qui ne dépend pas de vous.
- Ne menez pas d’enquête, et ne prenez pas seul une décision qui engage sa sécurité.
- Respectez sa vie privée : ne diffusez ni son image ni son histoire sans son accord et celui des personnes qui en ont la responsabilité.
- Orientez-le vers les professionnels, et passez le relais dès qu’une situation vous inquiète.
Transmettre une situation préoccupante
- En cas de danger immédiat : appelez le 17 ou le 112.
- Pour être conseillé, ou pour signaler la situation d’un enfant en danger ou en risque de l’être : appelez le 119, Allô Enfance en Danger. L’appel est gratuit, possible jour et nuit, et n’apparaît sur aucune facture ; le 119 peut transmettre une situation préoccupante aux services départementaux de protection de l’enfance.
- Les professionnels peuvent aussi adresser une information préoccupante à la cellule départementale de recueil des informations préoccupantes (CRIP). Dans la métropole lyonnaise, c’est la Métropole de Lyon qui exerce les compétences du département en matière de protection de l’enfance.
- Ne gardez jamais seul une inquiétude : en parler, c’est déjà protéger.
Informations juridiques (France, vérifiées en octobre 2026)
Ces informations sont générales : elles ne remplacent pas un conseil juridique, et les règles évoluent. Vérifiez-les toujours sur les sites officiels.
- En France, tout mineur en danger relève de la protection de l’enfance, quelle que soit sa nationalité.
- Une personne qui se déclare mineure et privée, temporairement ou définitivement, de la protection de sa famille bénéficie d’un accueil provisoire d’urgence organisé par le président du conseil départemental (dans la métropole lyonnaise, par la Métropole de Lyon), avant l’évaluation de sa situation (article L. 221-2-4 du Code de l’action sociale et des familles, issu de la loi du 7 février 2022 relative à la protection des enfants).
- Après un temps de répit, les services de l’aide sociale à l’enfance, ou un organisme qu’ils mandatent, évaluent sa minorité et son isolement. Les jeunes reconnus mineurs et isolés bénéficient ensuite de mesures de protection.
Sources : ministère de la Justice, « Les mineurs non accompagnés : mise à l’abri, évaluation et orientation » ; Légifrance (Code de l’action sociale et des familles).
Ressources et contacts
- 119 — Allô Enfance en Danger : gratuit, 24 h/24 et 7 j/7, pour les enfants comme pour les adultes. allo119.gouv.fr
- 17 ou 112 : en cas de danger immédiat.
- 114 : par SMS, pour les personnes sourdes, malentendantes ou qui ne peuvent pas parler. info.urgence114.fr
- Défenseur des droits : un enfant, ou un adulte pour lui, peut le saisir gratuitement lorsque les droits d’un enfant ne sont pas respectés. 09 69 39 00 00 (prix d’un appel local). defenseurdesdroits.fr
- InfoMIE : centre de ressources sur les mineurs isolés étrangers, pour les professionnels et les bénévoles (droit, santé, scolarité, permanences juridiques). infomie.net
- Ac.Sé : dispositif national de protection des victimes de la traite des êtres humains, coordonné par l’association ALC ; il répond aussi aux professionnels et au public en contact avec une victime. 04 92 15 10 51. acse-alc.org
Africa50 Lyon n’est pas un service de protection de l’enfance : cette aventure est un outil de sensibilisation, ni un dispositif de signalement, ni une évaluation individuelle.
Découvrez aussi l’aventure « Mes racines, mes droits » et toutes les animations interactives « Le bon sens » d’Africa50 Lyon, gratuites et sans inscription.
