Des centaines de soldats africains reposent au cimetière militaire de La Doua, à Villeurbanne. Le dimanche 1er novembre 2026, nous leur rendrons hommage aux côtés des Amis de la Présence Africaine (APAL), pour rappeler leur courage trop longtemps laissé dans l’ombre de l’Histoire.
En bref
- Le dimanche 1er novembre 2026, Africa50 Lyon et APAL rendent hommage aux soldats africains tombés pour la France, au cimetière militaire de La Doua à Villeurbanne.
- Des centaines de combattants africains reposent dans cette nécropole, longtemps restés dans l’ombre de l’Histoire officielle.
- Ne pas oublier, c’est faire vivre la mémoire : la cérémonie est ouverte à toutes et à tous pour transmettre cette histoire aux générations futures.
Pourquoi se rassembler au cimetière militaire de La Doua ?
La nécropole de La Doua abrite les dépouilles de tirailleurs et de combattants venus d’Afrique, tombés pour la France lors des grands conflits du XXe siècle. Leur engagement fut massif. Leur sacrifice, immense. Pourtant, les récits officiels les ont longtemps relégués au second plan.
Nous refusons cet oubli. Se recueillir sur leurs tombes, c’est d’abord nommer ceux que l’Histoire a taus. C’est aussi transmettre aux jeunes générations, nées bien après ces guerres, la réalité de cet engagement africain dans les conflits pour la France.
Qui organise cette journée de mémoire ?
Le Collectif Africa50 Lyon et APAL, Les Amis de la Présence Africaine à Lyon, co-organisent cette cérémonie. Nos deux structures partagent la même conviction : la mémoire appartient à toutes et à tous, et elle ne vit que si on la transmet.
Que se passera-t-il le 1er novembre 2026 ?
Le dimanche 1er novembre 2026, rendez-vous au cimetière militaire de La Doua, à Villeurbanne. Nous nous y recueillerons devant les tombes des soldats africains, avant d’évoquer leur parcours et leur sacrifice.
Cette journée s’inscrit dans notre travail de mémoire mené toute l’année dans la métropole lyonnaise. Après la commémoration de l’abolition de l’esclavage en mai et les hommages aux tirailleurs, ce rassemblement de novembre prolonge un même fil : ne rien laisser perdre.
Comment participer à l’hommage ?
Il suffit de venir. Rejoignez-nous à La Doua, portez une bougie si vous le souhaitez, partagez ce moment avec vos proches. Chaque présence compte : elle dit aux familles de ces soldats que leur mémoire est gardée.
Vous pouvez aussi relayer l’initiative autour de vous, dans vos associations, vos écoles, vos familles. La transmission est un acte collectif.
Ne pas oublier, c’est faire vivre la mémoire
Ces soldats africains ont traversé les océans pour défendre une terre qui n’était pas toujours juste envers eux. Honorer leur mémoire, c’est reconnaître cette dette morale. C’est aussi donner aux jeunes des diasporas africaines des repères, des noms, une histoire à laquelle s’accrocher.
Nous serons donc à La Doua le 1er novembre, bougies allumées et mémoire éveillée. Et nous vous invitons à nous y rejoindre, nombreux, pour que ces centaines de tombes ne restent jamais silencieuses.



